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La loi de finances rectificative du 19 juillet 2021 porte le taux de déduction de l'impôt sur le revenu pour les dons aux associations cultuelles à 75% contre 66% auparavant.
Ainsi, tout don effectué jusqu’au 31 décembre 2022 au diocèse (denier, projets et chantiers du diocèse, formation des séminaristes, dons pour les prêtres ainés,...) d’un montant inférieur à 554 euros est déductible de votre impôt à hauteur de 75 % du montant de votre don, au lieu de 66 % auparavant.
Au-delà de 554 euros de don, la déduction fiscale est de 66 %, dans la limite de 20 % de votre revenu imposable.

Un don de 100 €uros vous coûtera en réalité, après déduction fiscale, 25 €uros

Et si vous profitiez de cet avantage fiscal exceptionnel pour soutenir votre diocèse ou même augmenter le montant de votre don ? >>>

Communiqué de presse, le 25 novembre 2021

Qu’avons-nous fait de nos frères ?

Alors qu’au moins 27 migrants ont péri ce mercredi 24 novembre 2021 au large de Calais en tentant de rejoindre l'Angleterre, les évêques de Lille, Arras et Cambrai expriment leur émotion et leur indignation.

Une fois encore des enfants, des femmes et des hommes, qui ont tout quitté à la recherche d’un monde meilleur, ont été broyés par la mer. Comment ne pas les pleurer ? Comment ne pas en avoir le cœur brisé ? Comment ne pas nous révolter contre l’ignominie de ceux qui profitent de leur fragilité et de leur espérance en une vie meilleure pour leur famille et eux-mêmes, pour les détrousser avant de les envoyer dans de fragiles embarcations
vers une mort certaine ? Comment penser que la fermeture des frontières et le renforcement de la sécurité puissent résoudre de façon durable cette crise migratoire ?

Dans la communauté catholique, comme dans les autres communautés chrétiennes mais aussi les associations qui œuvrent à leurs côtés, l’émotion est vive. Nous voulons redire notre présence et notre disponibilité à l’accueil et au soutien de ces enfants, de ces femmes et de ces hommes.

Les défis migratoires contemporains sont certes complexes, et nous aussi catholiques, sommes tout petits devant cela. Mais avec le pape François, nous croyons à la réponse «de la solidarité et de la miséricorde » ; « une réponse qui ne fait pas trop de calculs mais qui exige un partage équitable des responsabilités, une honnête et sincère évaluation des possibilités et une gestion avisée »(1).

Une réponse qui doit aussi soutenir le développement des pays du sud pour leur laisser entrevoir un avenir meilleur dans leur propre pays. Personne ne se déracine ainsi
s’il sait un avenir possible sur sa terre natale !

L’Europe peut relever ce défi : elle a les instruments pour mettre la dignité humaine au centre du débat et donner les moyens de cette solidarité internationale. Elle ne veut pas laisser la Méditerranée ni la Manche devenir un cimetière pour toutes ces personnes en exil.

Nos pensées et nos prières se tournent vers nos frères, vers ces personnes disparues, celles qui ont survécu, vers leurs familles et tous ceux qui les aideront à surmonter ce drame.

Mgr Laurent ULRICH, archevêque de Lille ;
Mgr Vincent DOLLMANN, archevêque de Cambrai ;
Mgr Olivier LEBORGNE, évêque d’Arras ;
Mgr Antoine HEROUARD, évêque auxiliaire de Lille.

(1) Messe pour les migrants, Rome le 7 juillet 2018
Les églises de nos diocèses qui le pourront sont invitées à faire sonner le glas, ce jeudi 25 novembre 2021 à 18h30, au moment où se rassembleront place Richelieu à Calais, associations et personnes engagées auprès des personnes migrantes.
Mgr Ulrich présidera un temps de prière à Dunkerque au Calvaire des marins ce vendredi 26
novembre à 17h, en présence des mouvements impliqués auprès des personnes migrantes, des représentants des diocèses et des fidèles qui souhaitent s’y associer.

L’équipe de Coordination des Paroisses organise du 27 novembre 2021 au
18 décembre 2021 une collecte

Votre appel à don sera pour les besoins de mineurs non accompagnés (MNA) qui sont
accueillis par le service de la Pastorale des Migrants, à Tourcoing et par le centre de la
réconciliation à Wattignies. Nous accueillons environ 30 jeunes. Malheureusement, il
reste encore des jeunes à la rue, et vos dons pourront leur être utiles.
Voici les besoins :
- huile ;
- Conserve de tomate : coulis de tomate, tomates pelées, tomates concassées... ;
- Gel douche (pas de savon et pas de format familial) ;
- shampoing ;
- Déodorant ;
- Crème hydratante style "Nivéa" ;
- Brosse à dents ;
- Dentifrice ;
- Sacs de couchage et sac à dos (style sac de randonnées pour mettre leurs affaires)
pour les jeunes qui sont à la rue ;
- Nécessaire de réparation de vélo (rustine, colle...) ;

Cette liste est très grande mais cela permettra à chacun de pouvoir participer à la hau-teur de ce qu'il désire. Sentez-vous libre de choisir tel ou tel besoin, les jeunes seront
toujours heureux de recevoir vos dons.

Une boîte sera à votre disposition au fond des églises et aux accueils de permanence.
Merci de votre soutien !

LE PAIN DE L’HUMILITÉ

Dans les carnets de notes intimes de Bernadette Soubirous, on lit de sa main en 1874  «Résolution de retraite : combattre avec générosité mon défaut dominant, la susceptibilité…»
Véritable pépite spirituelle !
Notre conception de la sainteté est trop souvent inaccessible ou mièvre.
Nous considérons les statues érigées sur nos autels, mais oublions la glaise dont le potier a pétrie leur sainteté.
Les notes de l’humble religieuse de Nevers, canonisée par l’Église, nous font changer de vision.
Les saints ne s’auto-proclament jamais parvenus à quelque degré que ce soit.
Ils ne théorisent surtout pas la sainteté.
Bernadette l’inscrit dans une connaissance de soi sous le regard de Dieu, et sans fioritures.
Elle se sait susceptible ? C’est ma foi bien vrai.
Là est son écharde relationnelle.
Elle situe la vie chrétienne dans un combat livré « avec générosité »
C’est-à-dire de cœur, d’énergie, d’amour oblatif.
Ainsi est le secret des saints.
Ils ne tirent aucune perfection d’eux-mêmes.
Leur « vivre de Jésus »,  comme dit souvent Bernadette,  est la source à laquelle ils puisent pour Lui demander ce qu’elle appelle « le pain de l’humilité ».
Alors, écrit-elle : « Le cœur humain se brise pour aller à Jésus. Que je sois transformée en Lui pour être plus charitable envers le prochain ».
L’Église, actuellement si secouée et tant traversée par le sordide que nous savons, ne peut être ce que Dieu attend d’elle, sans cette conversion radicale.
La Toussaint, la commémoration des défunts, et l’ensemble du calendrier de novembre sont imprégnés de cette mort à plus grand que soi.
« Il faut énormément  d’humus, écrivait ce sage, pour produire un peu d’humilité vraie ».
Dans la crise actuelle, beaucoup disent, à juste titre,  que l’Eglise ne sera audible au monde si elle ne convertit l’intérieur de ses comportements.
Remarque exacte, mais insuffisante si chacun ne l’applique à soi !
Les saints nous interpellent avec vigueur.
Ayant rencontré, dans l’histoire religieuse des siècles, le défi multiséculaire de ce qui corrompt la fidélité  au Christ, ils nous redisent que tout abus d’autrui est destructeur d’autrui.
Ils nous exhortent à ne pas confondre justice et miséricorde,  mais à les relier toutes deux par le haut, c’est-à-dire dans le respect de Dieu en l’homme et de l’homme en Dieu.
Ils nous décrivent  l’orgueil dévastateur  de se croire seulement « canal » de la grâce, et non « réservoir » de cette conversion pour s’y laver  d’abord abondamment !
Puisse la Toussaint convertir chacun « au tranchant de la Parole, jusqu’aux jointures et moelles de soi, pas une créature n’échappant à ses yeux ».

Mgr Bernard Podvin
Missionnaire de la Miséricorde.