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Publication du 20 juillet 2020 :
“La bioéthique du monde d’après”
Alors que le projet de loi de révision des lois de bioéthique arrive en deuxième lecture à l’Assemblée nationale le 27 juillet, la Conférence des évêques de France alerte sur la volonté d’adoption en urgence d’une loi injuste et inégalitaire. Mgr Pierre d’Ornellas, archevêque de Rennes et président du Groupe bioéthique de la Conférence des évêques de France explique les enjeux et les dangers du projet de loi tel qu’il est présenté par la « Commission spéciale chargée d’examiner le projet de loi relatif à la bioéthique ».

Quel monde édifions-nous ? Quelle solidarité voulons-nous ? Aussi bien pour nous que pour les générations à venir. Les crises sociales et les alertes écologiques traduisent une réelle inquiétude, tandis que la pandémie du COVID-19 a révélé notre fragilité humaine et économique. La loi de bioéthique va-t-elle augmenter le désarroi ?

Nous changeons d’époque. Il nous faut penser un nouveau progrès. Il ne se réalisera pas sans une vision commune de notre humanité et de son indispensable « fraternité ». Celle-ci exige des remises en question qui nous préservent de la toute-puissance de nos désirs et qui réajustent nos droits et nos devoirs les uns vis-à-vis des autres.

Si nos inquiétudes pour demain se cristallisent dans la crise écologique, nous assistons heureusement à une salutaire prise de conscience en vue de la préservation de la planète, notre maison commune. Il est désormais impossible de rester dans le monde ancien en ne considérant que les solutions techniques, ce qui aurait un effet dévastateur. Les consensus écologiques dessinent un autre progrès pour un monde nouveau, celui de la sobriété heureuse et du partage solidaire.

La bioéthique ne saurait rester étrangère à cette transition. Aujourd’hui, elle est tentée de valider les succès technologiques et le court-terme des profits du marché. Le projet de loi, dans son actuelle mouture, semble s’y enfermer sans avoir conscience que l’être humain en est blessé. Certains plaident faussement qu’ainsi va le sens de l’histoire, ce que contredit le virage écologique qui s’impose à nous ! Ils s’affirment progressistes en ayant une vision étroite du progrès, qui ne considère pas vraiment la santé publique comme bien commun et qui exclut le respect dû à l’être humain le plus fragile !

La bioéthique aussi a besoin d’une salutaire prise de conscience ! Elle doit entendre ces alertes, dont certaines sont devenues plus vives en raison de la pandémie :

- Face aux défis liés au vieillissement de concitoyens de plus en plus nombreux, quelle nouvelle et juste solidarité allons-nous édifier en faveur de nos aînés ? - Face à une conception gestionnaire des soins selon laquelle un « patient » devient parfois un « client », comment promouvoir une médecine plus humaine pour tous, soutenue par une politique de santé davantage reconnaissante envers les soignants ? - Face à la volonté de tout maîtriser par les techniques biomédicales, comment discerner en raison les vrais enjeux ? Car les menaces sont réelles : marché des tests génétiques, robotisation et intelligence artificielle sans contrôle suffisant, expérimentation sur des embryons chimères, sélection accrue des enfants à naître, filiation sans paternité, maternité sans gestation, marchandisation de la procréation. Plus que jamais, une vision audacieuse est nécessaire : grâce au « dialogue », qui est plus qu’un simple débat, développons une compréhension unifiée de la personne humaine en ses dimensions corporelle, psychique, sociale et spirituelle. Le corps n’est pas un matériau manipulable selon tout désir. Les liens humains fondamentaux ne sont pas configurables à volonté, fût-ce celle d’une majorité parlementaire.

Par sa filiation, chacun entre dans l’histoire d’autant plus serein qu’il aura été pleinement respecté dans sa dignité et dans ses droits fondamentaux, dès sa conception. Comment affirmer de façon péremptoire que priver délibérément un enfant d’un père n’est pas un mal pour l’enfant et respecte ses droits ? N’est-ce pas jouer avec le feu que de lui imposer légalement un double lien maternel qui serait biologique avec une femme et gestationnel avec une autre ?

De sa dignité découle la « gratuité » avec laquelle tout être humain, avec ses vulnérabilités et ses limites, est accueilli en raison de sa valeur sans prix. L’éthique ainsi fondée est capable de discerner les violences exercées sur lui et de s’y opposer. Elle résiste à la séduction des techniques nous entraînant dans les dérives de l’eugénisme.

« Fraternité » et « gratuité » permettent d’édifier la société inclusive désirée par tous : accueillir les différences et les fragilités, non comme des problèmes à éradiquer mais comme des sources d’humanité plus grande.
Voilà le chemin d’un progrès véritable et plus juste, qui conduit à ce monde nouveau ! Répondre au défi écologique, c’est inséparablement élaborer une autre bioéthique que celle de l’actuel projet de loi. Ne manquons pas ce rendez-vous grave et plein d’espérance. Sans une conscience renouvelée de l’éthique, le plus fragile sera soumis à la loi du plus fort, et le progrès escompté deviendra régression. Il en va du sens de l’histoire et de notre responsabilité collective !

Mgr Pierre d’Ornellas, archevêque de Rennes, Responsable du Groupe Bioéthique de la CEF
Mgr Pierre-Antoine Bozo, évêque de Limoges Mgr Nicolas Brouwet, évêque de Tarbes et Lourdes
Mgr Olivier de Germay, évêque d’Ajaccio Mgr Hervé Gosselin, évêque d’Angoulême
Mgr Vincent Jordy, archevêque de Tours
Mgr Matthieu Rougé, évêque de Nanterre
Père Brice de Malherbe, Département éthique biomédicale, Collège des Bernardins
Père Bruno Saintôt, Département éthique biomédicale, Centre Sèvres

Dimanche 06 Septembre 2020
de 9h30 à 10h15 - Eglise St André Thumeries
Mercredi 09 Septembre 2020
de 17h00 à 18h00 – Salle Paroissiale 7A place Leclerc Thumeries
Mercredi 16 septembre 2020
de 17h00 à 18h00 – Accueil Natalie Doignies - Mons en Pévèle
Dimanche 20 Septembre 2020
de 9h30 à 10h15 – Accueil Natalie Doignies Mons en Pévèle

et aux accueils de Permanence pendant les mois de Juillet & Août

Saints Apôtres : le lundi de 14h30 à 16h30
Tel : 07 68 68 83 18
7A, place du Gal Leclerc (derrière le kiosque)
59239 Thumeries
mail :

Ste Marthe le samedi de 10h à 12h
Tél : 07 49 01 98 81
Accueil Natalie Doignies
36, place du 19 mars 1962
59246 Mons-en-Pévèle
mail :

Alors voici une occasion de commencer, nous vous proposons3 matinées
les 11/13 et 14 juilletde 10h à 11h30
à la véranda, presbytère de Wahagnies place jean baptiste Lebas

"Le bonheur à portée de mains"

Un itinéraires en 3 rencontres à partir de l'évangile de St Matthieu inscription indispensable en raison des règles sanitaires auprès
de Anne Mathis

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Chers amis,
La situation particulière et inédite que nous avons vécue a été une épreuve pour chacun de nous.
Au-delà de l’impact sur notre vie de Chrétiens, les répercussions de cette crise sur nos ressources financières sont préoccupantes : toutes les messes publiques étant annulées, les quêtes, la vente de cierges et les différentes offrandes sont devenues infimes voire impossibles. La campagne du Denier a elle aussi été suspendue, avant même d’avoir été totalement lancée. C’est pourquoi nous avons plus que jamais besoin de votre soutien.
Les enveloppes seront distribuées dans les boîtes aux lettres entre le 15 et 30 Juin 2020.Vous trouverez à l’intérieur notre campagne du Denier pour 2020. Pour des raisons sanitaires, le messager qui a déposé cette enveloppe dans votre boîte aux lettres ne pourra pas venir la récupérer : nous vous demandons donc de retourner votre don grâce à l’enveloppe T jointe.
Un grand merci pour votre soutien.

Père Dominique PHAM XUÂN-DAO
et l’équipe de la paroisse

Les messes en semaine reprennent à partir de lundi prochain, le 8 juin à 9h30 :
- Lundi – 9h30 – Bersée - sacristie ;
- Mardi - 9h30 – Wahagnies – sacristie ;
- Mercredi – 9h30 – église de Moncheaux ;
- Jeudi 9h30 – église de La Neuville ; reprise en septembre
- Vendredi - 9h30 – Mons en Pévèle - Accueil Natalie Doignies.

dire "la paix du Christ" en langue des signes : Un SIGNE simple, parlant et efficace pour S’ECHANGER LA PAIX durant nos célébrations à venir.
Depuis la reprise des célébrations avec assemblée dans nos églises, au moment du geste de paix, nous ne pouvons pas nous serrer la main et, avec les masques, nous ne voyons pas nos sourires. Pour rendre ce moment plus chaleureux tout en respectant les gestes de protection sanitaire, le Père Xavier Loppinet, dominicain chargé de la Pastorale des sourds du diocèse de Rennes et membre de la CPSF (Coordination de la Pastorale des Sourds de France), propose de dire "la paix du Christ" en langue des signes. La fête de la Pentecôte est particulièrement adaptée pour cela puisque l’Esprit Saint nous pousse à proclamer les merveilles de Dieu dans toutes les langues.
- Pour en savoir plus sur le sens de ce geste >>>.

En raison des contraintes sanitaires que nous subissons en cette période ; "Communion de prière" le bulletin de la communauté de la Fraternité de Tibériade, la communauté monastique de frère Gonzague, n'a pu être relayé dans son format papier habituel par Pierre Marie et Marie Paule. Nous vous proposons d'y accéder directement depuis le site de la communauté www.tiberiade.be où vous pourrez lire le dernier numéro paru : avril - mai - juin.